Problème de sous ?

Problème de sous ?
Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a expliqué jeudi que la grande fête de remerciement promise par Ségolène Royal à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) n'aurait pas lieu pour "un problème de sous".

In
terrogé sur RTL sur l'annulation de cette te, il a répliqué: "Je vais vous faire une confidence, on a un problème de sous". "Ces choses-là coûtent de l'argent. Nous avons été au bout de nos comptes de campagne, et nous avons une élection législative".

"
Il y aura certainement un certain nombre de rassemblements, et donc un rassemblement à Paris que nous sommes en train de préparer, peut-être pas sous forme de ce grand rassemblement festif qu'on voulait au départ parce que ça coûte de l'argent", a poursuivi le député socialiste de l'Essonne.

Enf
in, à la question de savoir s'il allait porter plainte après la publication du livre de deux journalistes du "Monde", "La Femme fatale" (Ed. Albin Michel), il a répondu que "oui". "Il va y avoir" des suites judiciaires. "Mes avocats sont en train de travailler à cela", a expliqué le porte-parole du PS, mis en cause dans l'ouvrage de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin.

News de Ségolène Royal : elle séjourne actuellement en vacances sur l'île tunisienne de Djerba. Ségolène Royal, qui restera en Tunisie jusqu'à dimanche, a tenu à ce que son séjour soit entouré de discrétion pour lui permettre de récupérer des fatigues de la campagne.



Pour la fête de remerciements, les socialistes ne sont visiblement pas du même avis, car "Rebs" aurait affirmé qu'elle aurait lieu, mais plutôt à Paris ... à suivre donc.

Au su
jet de "La femme fatale", l'avez-vous lu ? En ce qui me concerne, j'ai lu les 50 premières pages, et bien que l'"intrigue" soit très alléchante, j'essaie de ne pas accorder trop de crédit à toutes ces histoires !!
# Posté le jeudi 17 mai 2007 16:01

Les quatre grands objectifs du PS pour les législatives

Les quatre grands objectifs du PS pour les législatives
I – TRAVAILLER MIEUX ET TRAVAILLER TOUS

La droite
a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C'est une supercherie qui conduit à moins d'emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l'effort. Alors qu'elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l'étouffer davantage demain en augmentant la TVA.

Nous social
istes, voulons au contraire créer les conditions d'une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au c½ur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers : l'innovation ; la sécurité des carrières professionnelles ; le pouvoir d'achat ; le respect de l'environnement. Parce que la France n'est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu'au niveau européen.

1) En mat
ière de croissance et d'emploi
Effort
d'investissement, notamment dans le domaine industriel, avec un plan de soutien aux PME innovantes. Augmentation progressive sur cinq ans des moyens dévolus à la recherche ; progression de 10% par an et pendant cinq ans du budget de l'enseignement supérieur ;
Défense du Contrat à dur
ée indéterminée comme élément central du contrat de travail et refus de l'extension du Contrat nouvelle embauche et du CPE sous l'appellation de Contrat unique ;

Création «
d'emplois tremplins », à l'instar de ce qui se fait déjà dans les régions, et mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie ;

2)
En matière de pouvoir d'achat
Augmentation du pouv
oir d'achat, du SMIC à 1500 euros le plus vite possible, des bas salaires et des petites retraites, allocation d'autonomie pour les étudiants sous conditions de ressources, réforme et simplification de la fiscalité au bénéfice du travail et de la consommation, suppression du bouclier fiscal qui favorise les plus riches.

3) En matière du respect
du dialogue social
Prom
otion de la démocratie sociale pour renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux, avec une réforme de la représentation syndicale fondée sur le vote des salariés et le respect des accords majoritaires. Et refus des projets annoncés par la droite qui remettent en cause le droit de grève dans le secteur public et le secteur privé.

II – PROTÉGER LE PRÉSENT ET PRÉPARER L'AVENIR

La droite
avance des solutions qui mettent en cause la protection sociale, affaiblissent les services publics et réduisent les moyens de l'école de la République. Elles contribueraient à aggraver la situation de millions de Français.

Nous, socialistes, vo
ulons préserver la cohésion nationale et pensons que lutter pour une égalité réelle est le meilleur moyen de préparer l'avenir.

1) Pour le présent
N
ous voulons l'égalité devant la santé : priorité à l'hôpital public, aujourd'hui menacé ; limitation des dépassements d'honoraires ; refus de toute forme de nouveaux déremboursements qu'envisage la droite à travers les « franchises » ; priorité à la prévention et à la santé publique ; enfin, l'aide à l'installation de jeunes médecins en zone rurale ou dans les quartiers sera renforcée.

Nous vo
ulons l'accès à un logement de qualité. C'est pourquoi nous proposons, de construire 120 000 logements sociaux par an, d'engager un plan pour l'accès à la propriété et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, sera créé un service public de la caution et mis en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus ; nous réaffirmons la nécessité d'une application stricte et rigoureuse de la loi SRU, face au scandale des 3,5 millions de mal logés. Nous mettrons en ½uvre une nouvelle politique de solidarité urbaine avec notamment un Fonds de national pour l'égalité entre les territoires ;

Nous voulons
un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, nous proposons la création d'une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.

Nous voulo
ns favoriser l'égalité réelle afin de lutter contre toutes les discriminations. Nous proposerons trois lois, la première pour lutter contre les violences faites aux femmes, la seconde pour ouvrir aux couples de même sexe le mariage et l'adoption, la troisième pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.

Nous
voulons une politique d'immigration maîtrisée et partagée. Nous voulons une politique d'immigration juste et efficace qui lutte contre les filières clandestines et qui favorise une réelle intégration des immigrés en situation régulière et qui soit liée aux politiques de développement des pays d'émigration. Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers, habitant depuis cinq ans dans notre pays.

2)- Pour
l'avenir
Nous voulons un
e éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : mise en place d'un service public de la petite enfance ; études dirigées ou encadrées pour tous les élèves ; diminution du nombre d'élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire pour supprimer les « ghettos » scolaires, soutien à l'intégration des handicapés ; renforcement de l'enseignement professionnel pour qu'il devienne une véritable voie d'excellence ; revalorisation du métier d'enseignant ; amélioration de la relation avec les familles dans l'école.

No
us voulons pour chacun, une retraite décente et sûre. Cela suppose une renégociation globale de la Loi Fillon, avec pour enjeux principaux un minimum garanti des retraites, la prise en compte de la pénibilité des métiers et donc la réduction des disparités d'espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles, un financement juste, assis également sur de nouvelles ressources (revenus financiers), le renforcement du taux d'activité des salariés âgés de plus de 50 ans. Le défi du vieillissement de la population doit être relevé : il faut s'appuyer sur l'allocation personnalisée d'autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d'une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre d'éviter le recours désastreux aux assurances privées, préconisé par la droite.

Nous voulons
aussi, face aux dérèglements climatiques, à l'épuisement prévisible des ressources énergétiques, une politique vigoureuse d'économies d'énergie et une diversification de nos sources d'énergies. Nous développerons massivement les énergies renouvelables. À l'encontre de la privatisation engagée d'EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d'un pôle public de l'énergie qui prenne en compte le long terme. Nous souhaitons le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d'une part importante du FRET vers le rail. Nous préconisons la discussion d'une nouvelle loi sur l'eau, enjeu majeur de ce siècle. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique. Nous entendons soutenir une agriculture de qualité respectueuse de l'environnement et réorienter la Politique agricole commune vers les productions de qualité et le développement rural.

Nous voulons
concilier protection sociale et réhabilitation du travail. L'instauration d'un Revenu Social d'Activité permettant la majoration d'1/3 de ses revenus pour toute personne reprenant un emploi rémunéré répond à cet impératif.

Nous voulons réduire la
dette que la droite a laissé augmenter de manière inconsidérée, particulièrement par ses baisses d'impôt en faveur des catégories sociales les plus favorisées, car la dette est socialement injuste et économiquement irresponsable. Sa résorption passe par une politique de croissance, la restauration de notre compétitivité, une fiscalité juste, une gestion rigoureuse des finances publiques. Et la lutte contre les gaspillages : un euro dépensé doit être un euro utile.

III – RÉORIENTER L'EUROPE POUR PESER DANS LA MONDIALISATION

1) L'Europe
L
a droite n'a pas d'ambition européenne. Son projet : un mini-traité au rabais soumis au seul Parlement, pour une Europe réduite aux politiques de marché.

Nous, socialistes,
nous voulons redonner une volonté à l'Europe : pour l'emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l'innovation, pour les grands projets industriels. L'Europe, en effet est un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.

Nous avons besoin d'u
ne Europe qui protège, ce qui suppose qu'enfin l'emploi, la croissance, l'investissement, la recherche soient au c½ur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu'un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l'Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.

Il nous faut au
ssi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l'impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d'un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l'Europe se fasse avec les citoyens.

2) Le monde
La cons
truction de l'Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu'il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d'objectifs publics, sociaux et environnementaux.

La
France doit porter une voie forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s'aligner sur d'autres puissances ;

Nous pr
oposons une réforme de l'Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l'instauration d'une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux..

Il
nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l'Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.

IV – DÉMOCRATISER ET RENOUVELER NOTRE RÉPUBLIQUE

La droite propose l
e statu quo, autant dire le prolongement d'un système de concentration des pouvoirs, qui date du milieu du siècle dernier. Elle veut disposer de tous les leviers sans contrôle ni contrepoids.

Nous
socialistes, nous voulons faire évoluer profondément nos institutions, et nos pratiques, en allant vers une VIè République.

Nos principales proposi
tions:
Un parlement respe
cté et renforcé dans sa capacité à légiférer, à contrôler le pouvoir exécutif, à irriguer le débat démocratique ; ce qui implique notamment la suppression de l' articles 49/3 qui permet à un gouvernement de passer en force comme pour le Contrat Première Embauche ;

Un mand
at unique pour les parlementaires afin qu'ils se consacrent totalement à leur mission;

L'instaurat
ion d'une part de scrutin proportionnel, à l'Assemblée Nationale, pour une plus juste représentation des courants politiques minoritaires ;

Une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.

Une démocratie participative avec notamment le principe de lois d'initiative citoyenne ;

Une chart
e de la laïcité annexée à la Constitution ;

Une n
ouvelle étape de la décentralisation, garantissant aux collectivités locales des moyens financiers pour assurer pleinement les charges qui leur sont transférées, pour mettre en ½uvre une démocratie territoriale plus juste et plus solidaire en métropole et dans les Outre-Mers.

Un
e profonde rénovation du système judiciaire qui. passe par une augmentation substantielle de ses moyens, alors que le budget de la justice place notre pays au 23ème rang au sein de l'Union européenne, une plus grande égalité d'accès pour chaque justiciable, une justice digne de ce nom pour les mineurs, la reconnaissance d'une instruction collégiale, suite au rapport de la Commission Outreau, une réforme de la composition et du rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour l'indépendance et la responsabilité des magistrats

La
lutte contre la concentration dans les médias et la confusion des intérêts économiques et politiques ; nous favoriserons un audiovisuel public fort, nous réformerons le Conseil Supérieur de l'audiovisuel pour garantir l'indépendance des médias et son pouvoir de régulation.
# Posté le mercredi 16 mai 2007 14:00

Les jeunes et la politique

Les jeunes et la politique
Non, les jeunes ne sont pas dépolitisés ! Loin s'en faut. Plus informés, ils sont plus critiques et exigeants que leurs aînés à l'égard des politiques, n'ont pas remisé leurs illusions, et leur expérience dans ce domaine se révèle plutôt riche, voire pleine de promesses pour l'avenir. Les sirènes alarmistes qui retentissent dès qu'est abordée la question du rapport des jeunes à la politique peuvent donc se mettre en sourdine.

Ai
nsi, des conseils municipaux de jeunes ont-ils été créés afin de faciliter leur apprentissage de la démocratie ou encore la réforme des lycées réintroduit-elle l'éducation civique. En fait, les jeunes sont, aujourd'hui, à la fois intéressés et désintéressés par la politique... comme bon nombre de citoyens. La jeunesse est, en outre, confrontée à un double impératif : s'identifier à ses aînés et innover ; c'est via la tension entre héritage et expérimentation que se construit son rapport à la politique.

M
ais même s'ils maintiennent une distance, voire nourrissent une certaine méfiance, envers les hommes et les institutions liés à la politique, les jeunes sont loin d'en déserter la scène.
Bie
n au contraire, leur activisme est réel et ils sont très mobilisés. Ici, ils s'impliquent dans la défense des droits de l'Homme, là, ils prennent la tête de mouvements de revendication liés à l'éducation ou à la formation. Ils sont d'ailleurs plus nombreux aujourd'hui qu'à la fin des années 80, et autant que l'ensemble de la population, à déclarer s'intéresser à la politique.

Ce
qui a donc changé, c'est d'abord le contenu de leur engagement, mais aussi le contexte de désinstitutionnalisation de l'action politique dans lequel ils expérimentent la mobilisation collective. Les jeunes veulent en fait réconcilier terrain des idées et action, aspirent à un retour de l'éthique politique, et prônent l'engagement, la vérité et l'humanité.

En résumé
, quatre clés permettent de mieux appréhender les contours de l'expérience politique pendant la jeunesse :
- l'inf
luence toujours dominante mais non dénuée d'ambivalence de la famille.
- la d
issociation de l'univers de la décision électorale des autres formes d'implication politique des jeunes.
- les effe
ts du temps lui-même sur la constitution de l'expérience politique.
- enfin,
la recomposition des attentes politiques des jeunes. Et c'est là que bien des images convenues sont renversées.

Les jeunes ne développent pas un rapport indifférencié à la politique. Les années de jeunesse ne constituent pas un bloc d'expériences unifié et continu. S'ils votent moins que leurs aînés, les jeunes sont pleinement concernés. S'ils peuvent être en retrait du jeu électoral, ils peuvent être aussi des acteurs, au premier rang de la mobilisation collective.

Référence : L'expérience politique des jeunes, Anne Muxel, Presses de Sciences Po.


A votre avis, les "jeunes" sont-ils suffisamment pris en compte dans les programmes des candidats aux différentes élections ? N'ont-ils pas tendance à être uniformisés en une seule et même catégorie ?
En
ce qui me concerne, je pense que chaque citoyen a des pensées originales, qu'il soit jeune ou non. Ce serait une erreur de penser que les "djeuns" voient les choses de la même façon sous prétexte qu'ils sont jeunes !!
# Posté le samedi 12 mai 2007 06:27
Modifié le samedi 12 mai 2007 10:53

Ségolène et DSK se disputent le leadership de la rénovation du PS

Ségolène et DSK se disputent le leadership de la rénovation du PS
Moins d'une semaine après la défaite de Ségolène Royal à l'Elysée, le Parti socialiste réunit demain son conseil national pour donner le coup d'envoi des législatives. Si l'heure est à l'unité en façade, l'ex-candidate et Dominique Strauss-Kahn se disputent en coulisses le leadership de la rénovation de la gauche et occupent le terrain.

D
emain, pour ses premières retrouvailles, le PS va s'efforcer de mettre un couvercle sur ses tensions pour éviter de se retrouver avec une "chambre bleu horizon" en juin. Selon les stratèges du PS, le parti pourrait sauver les meubles et conserver de l'ordre de 135 députés, contre 149 actuellement. Un sondage BVA-Orange publié jeudi lui en promettait entre 158 et 200 sur 555 sièges en métropole. Dimanche, Ségolène Royal est arrivée en tête dans 191 circonscriptions.

Pour
cette bataille, le PS pourrait prendre pour slogan "La gauche qui agit, la gauche qui protège". Samedi, il dévoilera un projet intitulé "Face à la droite, des réponses de gauche", en quatre pages et quatre chapitres:
"
Travailler mieux et travailler tous"
"Pr
otéger le présent et préparer l'avenir"
"Réorienter l'Europe pour peser dans la mondialisation"
"Dém
ocratiser et renouveler notre République".

C
'est François Hollande qui conduira la campagne. Il sera épaulé par un "collectif" composé de la direction du PS. Mais le Premier secrétaire devra composer avec Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, pas décidés à jouer les seconds rôles et tous deux "disponibles". Dans l'entourage de DSK, on fait état de "plus de 200" invitations locales. "Je croule sous les demandes", a assuré Ségolène Royal vendredi.

Pa
s question, en façade, de se diviser. Jeudi, DSK s'est défendu d'avoir voulu "attaquer" la candidate en évoquant dès dimanche soir une "très grave défaite". Tout en ajoutant: "On pouvait l'emporter". Piquée au vif, l'élue de Poitou-Charentes a répliqué vendredi en pointant la "férocité d'un certain nombre d'attaques". "Je ne veux pas de guerre des chefs au PS", a-t-elle lancé, se posant en rassembleuse.

En coulis
ses, les couteaux sont tirés et tous deux se disputent le leadership de la rénovation de la gauche en vue du prochain congrès du PS.
De so
n côté, Ségolène Royal s'est laissé vendredi toutes les portes ouvertes pour la suite. "Je serai bien sûr très présente pour continuer le mouvement qui s'est déclenché lors de cette élection présidentielle, c'est évident. De quelle façon, nous verrons ça le moment venu. Je ne m'interdis rien", a-t-elle glissé à la presse, mystérieuse.

Source : Le Nouvel Obs
# Posté le vendredi 11 mai 2007 15:05

Ségolène Royal ne briguera pas de nouveau siège à l'Assemblée

Ségolène Royal ne briguera pas de nouveau siège à l'Assemblée
Ségolène Royal ne briguera pas de nouveau siège à l'Assemblée nationale. Comme elle l'avait promis en mai 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé vendredi qu'elle ne se représenterait pas aux législatives dans son fief des Deux-Sèvres pour ne pas cumuler les mandats, après avoir malgré tout hésité.

"
J'ai plaidé contre (sa candidature) mais elle était hésitante, a confirmé à l'Associated Press son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco. Elle n'aura aucun mal à exister politiquement."

Il
y a presque un an, le 23 mai 2006, Ségolène Royal avait promis de ne pas se représenter dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres qu'elle occupe depuis 1988. Un geste qu'elle avait alors justifié par sa volonté de se mettre en conformité "avant l'heure" avec l'interdiction du cumul des mandats qu'elle souhaitait faire appliquer une fois élue à l'Élysée. La loi actuelle autorise le cumul entre un siège de député et la présidence d'un exécutif local.

"Il
faut à un moment être cohérent entre ce que l'on s'apprête à dire et ce que l'on fait. J'ai donc décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription en continuant à y veiller de très près depuis la région, qui est le mandat que je garde", avait-elle alors expliqué.

M
ais voilà: dès sa défaite à la présidentielle, la vaincue s'était clairement posée en nouveau leader de l'opposition. Or, il apparaît difficile d'exister politiquement depuis la région Poitou-Charentes, qu'elle préside depuis 2004, sans avoir de siège à l'Assemblée ou sans présider de parti. Beaucoup au PS s'attendaient donc à voir réapparaître son nom sur la liste des législatives.

Sa
circonscription de Melle avait été attribuée à Delphine Batho, chargée au PS des questions de sécurité avec Julien Dray. Or, jeudi, plusieurs sources au PS faisaient état d'un parachutage de dernière minutes de Mme Batho dans la 24e circonscription du Nord.

Comment, dès lors, exister en vue de 2012? Pour Jean-Louis Bianco, le PS doit positionner Ségolène Royal comme "candidate naturelle" pour la prochaine présidentielle dès son prochain congrès prévu après les municipales. Dans les cinq ans qui viennent, son ancien directeur de campagne la verrait bien occuper un poste de premier rang à gauche.

"Si elle
veut être notre candidate en 2012, il faudra qu'à un moment ou à un autre elle prenne, sous une forme ou sous une autre, la tête du parti".

Pas sûr q
ue ces perspectives d'avenir conviennent à tout le monde au PS. Sur sa route, l'ancienne candidate devrait trouver Dominique Strauss-Kahn, qui s'est dit "disponible" dès le soir de la défaite pour mener la rénovation du PS.

"Je v
eux que nous soyons capables de rebâtir tous ensemble une gauche capable de reconquérir le pouvoir", a-t-il renchéri jeudi soir lors d'une réunion à Paris, prenant date.

Et vous, pensez-vous que Ségolène Royal a des chances de s'imposer en tant que leader naturel du PS ? Etes-vous satisfaits de voir qu'elle a respecté sa parole, et qu'elle n'a pas trahi les militants en refusant de se représenter ?
# Posté le vendredi 11 mai 2007 14:41

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