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Ségolène et DSK se disputent le leadership de la rénovation du PS

Ségolène et DSK se disputent le leadership de la rénovation du PS
Moins d'une semaine après la défaite de Ségolène Royal à l'Elysée, le Parti socialiste réunit demain son conseil national pour donner le coup d'envoi des législatives. Si l'heure est à l'unité en façade, l'ex-candidate et Dominique Strauss-Kahn se disputent en coulisses le leadership de la rénovation de la gauche et occupent le terrain.

D
emain, pour ses premières retrouvailles, le PS va s'efforcer de mettre un couvercle sur ses tensions pour éviter de se retrouver avec une "chambre bleu horizon" en juin. Selon les stratèges du PS, le parti pourrait sauver les meubles et conserver de l'ordre de 135 députés, contre 149 actuellement. Un sondage BVA-Orange publié jeudi lui en promettait entre 158 et 200 sur 555 sièges en métropole. Dimanche, Ségolène Royal est arrivée en tête dans 191 circonscriptions.

Pour
cette bataille, le PS pourrait prendre pour slogan "La gauche qui agit, la gauche qui protège". Samedi, il dévoilera un projet intitulé "Face à la droite, des réponses de gauche", en quatre pages et quatre chapitres:
"
Travailler mieux et travailler tous"
"Pr
otéger le présent et préparer l'avenir"
"Réorienter l'Europe pour peser dans la mondialisation"
"Dém
ocratiser et renouveler notre République".

C
'est François Hollande qui conduira la campagne. Il sera épaulé par un "collectif" composé de la direction du PS. Mais le Premier secrétaire devra composer avec Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, pas décidés à jouer les seconds rôles et tous deux "disponibles". Dans l'entourage de DSK, on fait état de "plus de 200" invitations locales. "Je croule sous les demandes", a assuré Ségolène Royal vendredi.

Pa
s question, en façade, de se diviser. Jeudi, DSK s'est défendu d'avoir voulu "attaquer" la candidate en évoquant dès dimanche soir une "très grave défaite". Tout en ajoutant: "On pouvait l'emporter". Piquée au vif, l'élue de Poitou-Charentes a répliqué vendredi en pointant la "férocité d'un certain nombre d'attaques". "Je ne veux pas de guerre des chefs au PS", a-t-elle lancé, se posant en rassembleuse.

En coulis
ses, les couteaux sont tirés et tous deux se disputent le leadership de la rénovation de la gauche en vue du prochain congrès du PS.
De so
n côté, Ségolène Royal s'est laissé vendredi toutes les portes ouvertes pour la suite. "Je serai bien sûr très présente pour continuer le mouvement qui s'est déclenché lors de cette élection présidentielle, c'est évident. De quelle façon, nous verrons ça le moment venu. Je ne m'interdis rien", a-t-elle glissé à la presse, mystérieuse.

Source : Le Nouvel Obs
# Posté le vendredi 11 mai 2007 15:05

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